ABLI JUNIOR : " Normalement avec ma maîtrise je devrais être opérationnel mais hélas."

Nous avons eu la chance de rencontrer Monsieur ABLI JUNIOR, brillant Étudiant de deux des plus grandes institutions universitaires de la côte d'Ivoire.





ABLI JUNIOR : " Normalement avec ma maîtrise je devrais être opérationnel mais hélas."




 Journaliste : Bonjour, monsieur Pouvez vous vous présenter à nos abonnés ?


Invité : je suis KOUAKOU KOUAME ABLI JUNIOR, je suis actuellement élève ingénieur en Sciences et Technologies du Génie des Procédés à l'INPHB.

Je suis également titulaire d'une maîtrise en Électronique Électrotechnique Automatique et informatique à l'Université Félix Houphouet Boigny de Cocody à Abidjan.


ABLI junior jeune étudiant en Électronique et électrotechnique à l'Université Félix Houphouet Boigny de Cocody




Journaliste : Pouvez vous nous dire en quelques mots comment vous avez réussi à allier deux formations dans deux institutions complètement différentes ( une universitaire et l'autre, polytechnique ) ?


Invité : Vous savez, vouloir c'est pouvoir.
Il suffit de croire en ses capacités et ses forces.
Après l'obtention de mon baccalauréat, j'avais pour ambition de devenir professeur de physique chimie au lycée donc j'ai demandé à être orienté en physique chimie à l'Université de Cocody.

Une fois à Abidjan, j'ai vraiment commencé à voir clair ( comme on dit ) et  j'ai décidé de changer de vision, laisser la fonction publique et me lancer dans un domaine où ma capacité intellectuelle allait plus se faire ressentir.

C'est ainsi que j'ai opté pour l'une des filières Techniques de l'UFR SSMT à savoir l'électronique électrocinétique automatique et informatique.
J'ai été retenu, nous étions au nombre de 18 (les gens ne comprenaient pas lorsqu'on leur disait qu'on était 18 en classe dans une université en Côte d'Ivoire, en plus).
L'homme est toujours à la recherche du meilleur, c'est ainsi que j'ai commencé à faire des recherches sur l'INPHB et faire des comparaisons au niveau des formations et de la pratique. vous comprenez vous même déjà la différence.
Depuis ma deuxième année à l'Université j'ai commencé à nourrir l'idée de poursuivre mes études à l'INPHB pour avoir une bonne formation et une bonne compétence.
C'est ainsi qu'après ma maîtrise, j'ai quitté l'Université pour l'INPHB en passant le concours du cycle Ingénieur.



ABLI JUNIOR : " Normalement avec ma maîtrise je devrais être opérationnel mais hélas."



Journaliste: En tant qu'étudiant de l'Université à l'INPHB, comment vous ressentez vous paraport à vos amis polytechniciens qui ont débuté là bas depuis leur première année ? 
Avez vous eu des difficultés d'adaptation ?


Invité : Nous avons une très bonne relation.
C'est vrai que j'ai carrément changé de formation mais je n'étais pas du tout dépaysé, vu que je n'ai pas laissé un instant passé.
J'ai étudié comme il se devait.
Lorsqu'on sait ce qu'on veut, on se donne les moyens pour y arriver


Journaliste : Parlant de ce que vous voulez, quels sont vos projets actuels ?


Invité : Au niveau académique, après le diplôme d'ingénieur je compte faire une thèse dans le domaine des procédés ce qui pourra me permettre d'être opérationnel pour les installations des unités de production.
Je compte être si Dieu le permet un acteur majeur dans la transformation local du cacao.


ABLI JUNIOR : " Normalement avec ma maîtrise je devrais être opérationnel mais hélas."



Journaliste : Vous êtes un pur produit d'une filière de l'Université Félix Houphouet Boigny, que dites vous de ceux qui trouvent que la formation n'est pas qualifiante.


Invité : Il faut le dire à l'Université nous sommes bien formés mais théoriquement.
On ne peut jamais parler aussi de la pratique sans la théorie.
Celui qui maîtrise la théorie n'est pas loin de la pratique, l'Université ne peut pas tout nous donner nous le savons mais les autorités doivent encore fournir des efforts pour que les formations soient qualifiantes.
Normalement avec ma maîtrise ; je devrais être opérationnel mais hélas.
Je ne sais pas si c'est le système mais il y a beaucoup à faire pour les universités Ivoirienne



Journaliste : Selon nos sources, vous avez étant à l'Université dirigé d'inombrables associations et communautés estudiantines, vous êtes donc bien placés pour dire de manière objective ... Les choses qui sont à changer.



Invité : Effectivement,
J'ai été plusieurs fois délégué, secrétaire à l'information chargé des TIC du collège des délégués de l'Université de Cocody et Président de deux associations de 2016 à 2019.
Selon moi, on doit revoir le contenu de certains cours, trop de cours kilométrique. Donner les cours de manière concis et précis.
-Réorganiser le système avec la bonne volonté (ne croyons pas que si nous formons les jeunes ; ils viendront prendre nos places et on aura plus d'heures supplémentaires).

-Arrêter de financer les fêtes pour financer les projets des étudiants.

- Enseigner l'entrepreneuriat dans tous les départements des universités.

- Instaurer des stages dans les cursus universitaires.

-Tisser des partenariats avec des entreprises.


Journaliste :  croyez vous que la jeunesse d'aujourd'hui est capable de rehausser le niveau et de changer les choses ?


Invité : Oui oui et oui.
Nous avons les capacités nécessaires pour rehausser le niveau.
Nous sommes dépaysés parceque nous n'avons pas de références ; d'exemple à suivre.
Je pense que si nous faisons des stages, étant en contact avec les directeurs d'entreprises ; celà pourra nous Booster

ABLI JUNIOR : " Normalement avec ma maîtrise je devrais être opérationnel mais hélas."



Journaliste : Un dernier mot à l'endroit de nos abonnés ?

Invité : Je suis né dans un campement, mes parents n'ont pas les moyens.
D'ailleurs je faisais des cours à domicile mais j'ai fréquenté la meilleure université et je suis actuellement dans la meilleure école d'ingénieur de Côte d'Ivoire.
Je veux dire par là que tout est possible à celui qui croit.
Ne jamais baisser les bras, la récompense se trouve au bout de l'effort.
Continuons de nous donner à fond, cherchons toujours le meilleur.
Travaillons sans relâche.
Ayons surtout la foi en Dieu, le créateur
Vive la formation, vive l'excellence, vive la jeunesse ivoirienne.
Je vous remercie.